La place Saint Eloi

 

C'est à cet emplacement que se trouvait le château des Commandeurs.

Au XVIII° siècle, lorsque le cimetière attenant à l'église fut déplacé sur la route de Valensole et que le château fut démoli, une grande place plantée de micocouliers fut aménagée.

Un monument aux morts fut érigé en son milieu après la première guerre mondiale.

Les deux portes, vestiges des fortifications

 

 

 

 

 

 

La porte de Moustier

Sur cette porte, en haut à gauche, il y a un blason avec deux lignes en diagonale qui ressemblent à des sifflets. C’est de là que vient l’expression « les siffleurs de Puimoisson ». En fait, ces deux encoches ne sont pas des sifflets mais un porte blason sur lequel on fixait le blason aux grandes occasions, mais aussi au moment de crises, quand il y avait une guerre.

En effet, les soldats reconnaissaient un village, un seigneur, à son blason.

 

Et le blason de Puimoisson, c’est la croix de malte.

Le quartier Saint Roch

  

Le quartier s'appelle ainsi car la dernière grande peste de 1720 venue de Marseille s’est arrêtée à l'entrée du village.  Il y eut très peu de morts, on n’a pas le chiffre exact mais on parle d'une dizaine de morts à Puimoisson ce qui est très peu puisque au même moment, à Marseille, il  y eut plus de 15000 milles morts.

Pourquoi la peste n’est pas allée plus loin dans Puimoisson ?

Saint Roch est peut être intervenu, mais plus probablement, ça faisait déjà des mois que la peste sévissait,  et très certainement on était arrivé à la fin de l’épidémie. Le maire de Puimoisson avait pris des règles extrêmement strictes. Il avait fait sortir une partie ds habitants ( il y avait juste quelques villageois qui étaient restés pour garder le village) et il avait installé la population en dehors du village, assez loin sur le plateau, vers Telle avec interdiction absolue d’avoir des contacts avec qui que ce soit. Et c’est  ça certainement qui a protégé le village.  

 Saint Roch né en 1295,  était le fils d’un gouverneur de Montpellier. Il se signala en grandissant par une grâce spéciale d’hospitalité envers les pauvres et les voyageurs. A la mort de ses parents, il avait 20 ans; il décida alors de vendre ses biens, de se faire pauvre du Christ à l’exemple de Saint-François d’Assise. Il entra dans le Tiers-Ordre, et, vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome, en demandant l’aumône. La peste sévissant en Italie, il se dévoua aux soins des pauvres pestiférés et à son contact, il eut beaucoup de guérisons.

Donc Saint Roch a donné son nom au quartier sud. Il y avait une procession qui s’est perdue depuis. Il y avait aussi une chapelle qui a disparue. 

 

La bouverie

 

Au dessus de la fontaine en montant une petite rue en escaliers se trouve la bouverie : c’est la plus grosse grange de Puimoisson. C’était là  que se trouvaient les bœufs du seigneur puisque les puimoissonnais selon le contrat de la seigneurie avec la commune n’avaient pas le droit de posséder des bœufs. Ils devaient obligatoirement les louer au seigneur au moment des labours.
Ce quartier s’appelle le quartier du Bouchon car au-delà de la porte de Saint Jurs, il y avait une herbe qu’on utilisait pour bouchonner les animaux.

 

La rue du Portail

  

Grande bâtisse en pierre du château, très bien restaurée. C'est aujourd'hui  l’atelier d’une artiste peintre. La façade est très  belle. On peut admirer une rosace en pierre, c’est une rosace du château et c’est la croix de Malte, l’emblème de Puimoisson. 

La rue Grande

  

Il y a un puits qui déborde sur la route.

Deux maisons de Puimoisson ont un puits dans la cuisine avec une petite réserve construite au dessous de l’évier et un robinet pour avoir l’eau courante.

Il y a encore, une bonne dizaine de puits dans les maisons du village. On peut en voir un à la bergerie, en montant par le Chemin neuf, vers la coopérative. Le puits est à l’extérieur de la maison, abrité par une voûte.

Le Pâti

 

Il y en avait quatre dans le village. C'était le lieu où l'on recueillait les excréments humains pour en faire un engrais ensuite dans les jardins. il y avait une rigole, une sorte de tout à l’égout qui descendait sous des tuiles jusqu'au bas du village, pour alimenter les jardins.

Les seigneurs de Puimoisson n’oubliaient pas évidemment de se faire payer ce droit d’engrais.

Les rues caladées

 

Une rue en calade désigne, en Provence, une rue en pente pavée de galets de la Durance. D'ailleurs, le verbe calader signifie paver ou empierrer.

L'artisan spécialisé dans le caladage des chaussées était le caladier. On dit aujourd'hui caladeur.

Dans les campagne, le terme calade était également employé pour désigner les aires de battage empierrées de forme ronde ou carrée, les sols des cours de maisons ou les sols des écuries.

Les pierres étaient posées sur du remblai, ou parfois, pour éviter qu'elles ne s'enfoncent, sur d'autres pierres posées horizontalement.

Elles étaient posées de chant, fortement serrées les unes contre les autres de façon que leur surface de contact soit aussi grande que possible et ce faisant, qu'elles se bloquent mutuellement. Les interstices restants étaient comblés avec de la menus pierraille.

Il reste plusieurs rues caladées à Puimoisson