La Grande Guerre

 

Le préfet et les maires font alors annoncer et placarder les affiches de la mobilisation générale, dont le premier jour est fixé au 2 août et le dernier le 16, afin que les hommes puissent rejoindre dans les délais prévus les casernes. Pour informer ceux qui sont aux champs, en cette période de moisson, on fait sonner la grosse cloche de l’église, le tocsin, qui normalement prévient des enterrements et des incendies. Grâce à leur livret militaire et à leur « ordre de route », chacun sait, qu’il soit de la réserve ou de la territoriale, quand et où se rendre dans le cadre de la mobilisation. 

 

 

 

C’est ainsi que Le Bas-Alpin décrit le départ des premiers mobilisés : « Tous partaient avec calme, mais avec résolution »

 

 

Comme dans tous les départements français, les Bas-Alpins ont dû eux-aussi participer à l’effort de guerre, à la mobilisation de l’ « arrière », afin de « tenir », même si les ressources du département, minières et industrielles en particulier, demeuraient assez faibles : charbon, chlore (usine de Saint-Auban)… Sous le joug d’une économie de guerre, les populations furent aussi les victimes des réquisitions militaires – chevaux, mules et mulets, voitures et véhicules automobiles – et de restrictions tandis que, parallèlement, le département devait accueillir des réfugiés des départements transformés en champs de bataille ou expulsés par la puissance occupante. Ainsi, des réfugiés des départements du Nord ou d’Alsace parvinrent dans le département. 

 

À l’instar des communes françaises, les communes des Basses-Alpes ont entrepris d’ériger des monuments « aux morts pour la patrie », 

 

Liberté entière est donnée aux municipalités pour les monuments élevés dans les cimetières. En revanche, la loi interdit l’utilisation d’emblèmes religieux lorsque le monument est placé sur la voie publique.