Sur les pas de Marie Borrely

 

 

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"La place vaste est sur le plateau"

 

Faites face à la mairie et descendez la rue sur sa gauche. Prenez la rue du Bouchon jusqu'au portail :

 

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"A trente pas de la route, le Portail, haute entrée dans un débris de rempart noir..."

 

Levez la tête et vous y verrez l'écusson aux deux flûtes en barre

qui explique, peut-être

pourquoi on appelait les

habitants de Puimoisson

"Les siffleurs"



 


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Dans la rue du Portail, il y a une belle maison en pierre de taille qui arbore sur sa façade une pierre où est sculptée une fleur, emblème des Templiers.



 

 

 

 

 

Un peu plus loin, la vue s'ouvre, au dessus de figuiers, sur la vallée, le plateau et au loin, le Grand Margès et les gorges du Verdon.

 

En descendant un escalier vous arrivez à un muret qui surplombe la fontaine. A gauche se trouve l'ancienne fontaine du temps des chevaliers de Malte, presque morte sous sa voûte.

 

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Le chemin des remparts vous amène immédiatement sur la place où coulent la fontaine octogonale et les différents lavoirs.

 

En dessous  de la fontaine se trouvent un petit chemin herbeux et secret qui vous entraîne entre les jardins, leurs cabanons et leurs réserves d'eau qu'alimente le petit canal d'irrigation né de la fontaine. 

Dans la rue de la fontaine, il y a dans un renfoncement, "Le pré de Chabert" où on découvre la masse des anciens remparts construits en galets provenant du plateau de Valensole.

 

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A cinquante mètres, une carrefour en étoile. A gauche une petite route descend vers les champs, le chemin des Fonds de Rouge, en direction de la chapelle Bellevue, de la vieille route de Riez et Roumoules.

 « Elle avait pris un sentier pendant, rugueux, comme un lit de ravine : les Fonds de Rouge… »

 

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En suivant ce chemin, on passe devant l’oratoire Saint Blaise et les vergers d’oliviers et d’amandiers.

« Elles étaient dans leur bien, mauvais terrain pendant, à la terre blanchâtre, plantée d’une centaine de pieds d’oliviers ».

 

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A l’angle de la station d’épuration, tournez à gauche et prenez le chemin qui traverse les champs de lavandes et de blé. A gauche, avec un cabanon flanqué d’un cyprès en premier plan et le village derrière, vous avez la plus jolie vue sur Puimoisson.

A droite, derrière une haie de sureaux, de noyers, de chênes, de pruniers sauvages, d’ormes et de roseaux, d’autres champs qui butent contre l’Auvestre, toute petite rivière qui va se jeter dans le Colostre à Riez, qui lui-même va se jeter dans le Verdon.

Au dessus une colline et la chapelle Notre Dame de Bellevue, la bien nommée.


En avançant vers le carrefour de la route de Moustier, on chemine sous le village dont on voit les quartiers bas, les jardins et les champs qui viennent finir à nos pieds.

Dans un grand champ de lavandes, on arrive à un grand cabanon en ruine adossé à un tilleul et si on se retourne, on voit la distillerie de la coopérative, de l’autre coté du pont aux Truffes.

 

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A la fin du chemin, prendre la petite route qui remonte vers le village.

On retrouve le filet d’eau du canal d’irrigation et tout en haut, à droite, après la maison de retraite « L’épi bleu », les bâtiments de l’ancienne Fondation Arnaud pour personnes âgées, fermée en 200 ?

A droite, un mur de galets derrière lequel on retrouve les jardins maraichers datant du Moyen Age et l’ancienne distillerie que l’on peut admirer depuis un banc bienvenu pour faire une pause.

Plus haut à droite, derrière une clôture, un bassin qui a perdu son saule mort.

« C’est un réservoir de ciment rectangulaire, de sept ou huit mètres de long sur cinq à six de large, alimenté par l’eau d’une source abondante… »


 

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Nous voici revenus à la fontaine et ses lavoirs. On y remarque une façade en ruine et ses ouvertures vides

« Des façades sans leur intérieur se dressent avec des fenêtres sans rien, où passe, à pleines ailes, l’air du large »

 

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Par une toute petite rue, on remonte vers le chemin des remparts, et vers la placette de la porte de Riez. Une dernière volée d’escaliers et nous sommes de retour sur la place Saint Eloi.

 

 

Sur la route de Riez, on peut passer devant l’école communale à qui Maria Borrely a donné son nom.