L'église Saint Michel

Eglise Saint Michel première travée

 Les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem construisent un château qui a aujourd’hui totalement disparu mais dont il reste l’église. Celle-ci a été construite en 1231. C’était une église romane avec un porche en arc tout simple et avec une seule nef. Au fond de l’église il reste des peintures médiévales, sur le côté, les fleurs de lys et une peinture rougeâtre. Une porte reliait le château à l'église à la hauteur de l'autel.

Eglise Saint Michel seconde travée

 

Cette porte a été ensuite bouchée parce l’église a été agrandie en 1659 avec une seconde nef. On perça la muraille du côté ouest sur la largeur de deux arceaux et on construisit les deux chapelles, l'une en l'honneur du Saint-Rosaire et l'autre en faveur de Saint Joseph. De l’extérieur, on constate parfaitement par les toitures qu’il y a deux constructions.

La construction du clocher a été décidé en 1720. Il existait là, à sa place, un mur avec les cloches. Pour une question de prestige, il est décidé par la commune de monter les cloches beaucoup plus haut et donc de construire un clocher. Il a été construit en 1741 et on peut lire la date, composée de fer forgé de soutient, sur l'angle est. Ce clocher est  surmonté d’un campanile en fer forgé qui a été offert par le maréchal ferrant du village Louis Galici. Le clocher a été rattaché au corps de l’église et pour fortifier l’ensemble, on a reconstruit un nouveau porche devant l’ancien porche roman, ce qui explique qu’on descende par trois marches dans l’église.

 

 

La fontaine

Les Commandeurs de l'Ordre de Malte qui régnaient à Puimoisson, avaient aménagé une première fontaine, ainsi que les jardins.

 Cette première fontaine, qui est derrière le mur où s'appuient les lavoirs actuels, est alimentée directement par une source, une vaste nappe phréatique qui est sous Puimoisson. Celle-ci est à une profondeur d’au moins vingt mètres et quelquefois plus profonde lorsque on s’éloigne du village. Cette immense nappe phréatique a longtemps alimenté Puimoisson quand il n’y avait pas d’eau courante.

Fontaine octogonale

 Plus tard, les Commandeurs ont fait aménager la seconde fontaine, celle que l’on voit aujourd’hui, avec tous les lavoirs et la fontaine octogonale.

Cette fontaine octogonale fournissait l’eau à tous les jardins de Puimoisson. C’était extrêmement important puisque la population vivait pratiquement en autarcie jusqu’à la première Guerre Mondiale.

Cette fontaine octogonale servait à faire boire les animaux,

les chevaux et les moutons.

 

Les lavoirs

 

Les bassins carrés avaient chacun leur fonction : à l’extrême gauche il y a le lavoir pour laver les boyaux lorsqu'on tuait le cochon.
Le lavoir qui est juste à côté, c’était le lavoir des malades. On ne mélangeait pas le linge des malades avec les autres linges.

Pourquoi ce lavoir ? Tout simplement parce que c’est le plus près de la sortie. Donc l’eau  ne se mélange pas avec celle des autres lavoirs.
Ensuite, vous avez les lavoirs pour laver le linge et à l'extrême droite, c’était le lavoir pour laver les fruits et légumes ainsi que l'eau pour boire.

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Le pigeonnier

Pigeonnier seigneurial

 

 

C'était le pigeonnier seigneurial. Il date du Moyen Age. Bien sur, les pigeons étaient pour la table du seigneur et les fientes, engrais naturel, étaient pour les jardins. Il devient communal en 1789 . Et à partir de cette année-là, vont se créer les sept pigeonniers qui l’on trouve dans Puimoisson. Il y en a un rue des Etables Neuves.
Beaucoup de fermes à l'extérieur du village, ont leur pigeonnier.
Ce pigeonnier a été vendu il y a quinze ans par la commune à un particulier et c'est aujourd’hui une petite maison.

 

 

Vestiges des anciens remparts

Porte de Riez
Porte de Riez

 

 

Il reste deux portes à Puimoisson, vestiges des remparts qui entouraient le village au Moyen Âge. L’une s’appelle la porte de Riez; elle débouchait sur l'ancienne route qui allait à Riez par le bas du village. L’autre, appelée le bas portail, donnait sur la route qui allait à Moustier Sainte Marie.
Dans certaines rues on peut encore voir des meurtrières et des pans de mur de l'ancien rempart.

Les oratoires

 

 Il en reste trois :
Sur l'ancienne route de Riez, il y a l’oratoire de Saint Blaise qui était le patron des tisserands. Chaque année ils organisaient une procession ainsi qu'une une fête patronale .
A l’entrée du village par la route de Riez, il y a l'oratoire de Saint Roch. La chapelle qui s'y trouvait, a disparue, elle est tombée en ruine et la procession est tombée en désuétude.

Enfin il y a l'oratoire de Saint Michel sur la route de Valensole près du Pas de Laval.